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10.09.2026 10:04 AM
La guerre en Iran se prolongera jusqu’en 2029

L’Iran est prêt pour une guerre plus intense et intensifiera ses frappes de représailles si les États‑Unis continuent d’attaquer son territoire et ses infrastructures, a déclaré un haut responsable de la République islamique. Téhéran n’a pas l’intention de reculer face à un blocus naval américain et aux attaques visant ses pétroliers, et la direction du pays considère le conflit comme une menace existentielle, ne laissant pratiquement d’autre choix que de poursuivre les combats.

Sur fond de ces événements, le Brent a franchi le seuil des 100 dollars le baril, portant sa hausse depuis le début de l’année à environ 65 %, tandis que les prix de détail du diesel aux États‑Unis ont atteint des sommets historiques.

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L’ampleur des dégâts économiques subis par l’Iran est frappante et souligne sa détermination. Le blocus a de fait privé le pays de sa capacité à exporter des produits pétroliers et à importer de nombreux biens essentiels ; l’inflation a bondi à près de 90 %, et le rial se déprécie rapidement.

Pourquoi Téhéran n’entre-t-il pas en négociations dans de telles conditions ? La réponse tient à la logique de la direction iranienne : elle entend se battre jusqu’à être convaincue que Washington sera, à l’avenir, trop prudent pour attaquer de nouveau. L’objectif n’est pas de « gagner » rapidement le conflit, mais de créer un précédent dissuasif pour l’avenir, ce qui, par définition, ne peut se régler vite.

Le déroulé de la journée d’hier montre concrètement comment cela se traduit. Washington a indiqué que l’un de ses navires de guerre avait été contraint de manœuvrer pour éviter une attaque iranienne et qu’en réponse, il avait détruit cinq pétroliers du IRGC. Téhéran a ensuite tiré une vingtaine de missiles sur une base aérienne jordanienne utilisée par les États-Unis, frappé d’autres bâtiments de l’US Navy et touché plusieurs navires commerciaux.

La position de la Maison-Blanche diverge toutefois des évaluations réalisées au sein même de son administration. Mercredi, le président Trump a minimisé les craintes de hausse des prix du pétrole et affirmé que la guerre prendrait fin en quelques semaines. « Je pense que la guerre se terminera juste après les élections parce qu’ils ne peuvent pas tenir », a-t-il déclaré aux journalistes — en faisant référence aux élections de mi-mandat. Mais le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio ont estimé que l’Iran pourrait ne pas céder face à une pression accrue et que le conflit pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mandat présidentiel, en janvier 2029.

Je considère cet écart entre la rhétorique publique et les estimations internes comme l’information la plus significative de la journée. Une divergence entre quelques semaines et trois ans suggère que l’administration ne partage pas une vision unifiée du calendrier, tandis que le marché intègre un scénario optimiste porté essentiellement par le président. Pour le marché pétrolier, cela indique clairement qu’il ne faut pas s’attendre à une fin rapide et que les perturbations de l’offre d’énergie vont durer. Ajoutez à cela la situation de l’île de Kharg et les risques d’attaques sur ses infrastructures de chargement, et il devient clair pourquoi le pétrole se négocie à ces niveaux.

J’anticipe que le Brent restera dans une fourchette de 100 à 110 dollars jusqu’aux élections de novembre, car aucune des deux parties n’a aujourd’hui intérêt à faire des concessions, et le commentaire de Trump selon lequel la guerre se terminera après le vote doit être lu à l’envers : l’administration reconnaît qu’aucun dénouement n’interviendra avant l’élection. Pour les banques centrales, cela signifie que le choc énergétique passe du temporaire au plus persistant, affaiblissant les arguments en faveur d’une pause sur lesquels Waller et Williams s’étaient appuyés ; ces arguments s’éroderont mois après mois tant que le conflit se prolongera.

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Les acheteurs doivent reprendre la résistance la plus proche à 96,50 $. Cela ouvrirait la voie à un objectif de 100,40 $, au‑delà duquel une cassure à la hausse devient difficile. L’objectif plus éloigné se situe autour de 103,40 $. En cas de baisse du pétrole, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 92,54 $. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un coup sérieux aux acheteurs et pousserait le pétrole vers le plus bas à 89,54 $, avec la perspective supplémentaire d’atteindre 87,10 $.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaForex
© 2007-2026
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